Les 7 Ninjas d'Efu - T 1

Les 7 Ninjas d'Efu T 1

Kakugo est un jeune barbare de la vallée Hagakure. Kaizô et Iori sont deux opposants de Ieyasu Tokugawa, le nouveau commandant suprême. Alors qu'ils fuient sa milice pour se cacher dans la vallée, le village de Kakugo les recueille et leur propose de quoi survivre. La milice finit par les retrouver, ce qui cause la mort de Kakugo. Comme 6 autres personnes, à sa mort, il a la possibilité de revenir sur terre en devenant un ninja Onshin, doté d'une puissance phénoménale. Il devra, avec sa lame, se venger de ceux qui ont porté atteinte à sa vie.

Avis

Voici un manga original mais qui n’est pas à mettre entre toutes les mains car il est très violent. Je préfère donc prévenir que si vous êtes sensible, certaines scènes de massacres risquent d’être difficiles. Par contre, si vous aimez le fantastique et les récits de samouraïs, cela peut vous plaire. Même si je suis assez sensible, l’histoire est suffisamment captivante pour poursuivre la lecture et je me demande bien où l’auteur va nous mener.

Comme son titre l’indique, il y a sept lames d’Efu qui sont des Ninjas Onshin. Or pour devenir Onshin, il faut mourir afin de ressusciter. Nous devinons que l’histoire sera linéaire car il nous faut d’abord découvrir la vie de sept personnages avec leurs environnements et les événements qui vont finalement les conduire à se réincarner. Cela prendra du temps avant que les 7 Ninjas d’Efu soient réunis et je me demande déjà comment cela se passera une fois qu’ils seront au complet. 

Le dieu-dragon Ryûjin choisit les humains qu’il juge digne de ressusciter car évidemment ils ont tous eu une mort très violente. Il leur propose le choix après la mort : "recevoir tout l’amour de Bouddha dans un royaume sans souffrance" ou "devenir Onshin, retourner sur Terre et brandir ta lame vengeresse pour l'éternité". Ce dieu propose ceci uniquement à ceux qui sont déterminés à se venger de celui qui est à l’origine du chaos qui plane actuellement sur le pays, le Shogun Tokugawa.

L’histoire se déroule au 17e siècle au Japon. Après la chute du château d’Osaka en 1615, Hideyori Toyotomi est tué. Ieyasu Tokugawa installe alors son bakufu. Il fait traquer tous les survivants du clan Toyotomi et leurs partisans pour les éliminer et pour cela il crée une milice spéciale qui a recourt aux "sceaux de Bakufu" pour semer la terreur. Celle-ci ne recule devant rien, elle tue tout le monde (femmes, enfants, bébés…) en commentant les pires horreurs.

L’auteur se base sur des faits réels. Le shogunat de Tokugawa et des événements relatés ici ont vraiment eu lieu. Certains personnages ont existés et ont effectivement connu un destin tragique. L’univers est riche, très sombre et violent (tortures, corps démembrés, etc…). 

Dans ce T1, les bases de l’univers des 7 Ninjas d’Efu sont posées notamment avec le contexte historique. Nous pouvons le scinder en deux parties. Dans la première, nous suivons l’histoire de Kakugo, un jeune barbare qui aide la jolie Iori, une fille de samouraï du clan Sanada qui est poursuivie par la milice. Nous assistons à la naissance du Onshin Reiki. Dans la deuxième partie, nous avons le début de l'histoire du Onshin Shinki avec l'histoire du proxénète Ren et d'une ancienne courtisane des Toyotomi, Ginko. 

Graphiquement, c’est tout simplement époustouflant. Il y a beaucoup de soins apportés à des détails que ce soit pour les armures, les paysages et les personnages. Les combats sont bien rythmés et bien mis en scène mais ils sont horribles. Le découpage des planches est efficace. Par contre, parfois, je n’ai pas trop compris l’intérêt de certaines scènes car il y a quand même quelques délires de la part de l’auteur…

L’édition est de qualité, la jaquette est originale avec le double visage (Personnage / Armure Onshin) et nous avons également une illustration en couleur au début de tome.

Contrairement à Kingdom et Baltzar : la guerre dans le sang, Les 7 Ninjas d’Efu n’est pas un coup de cœur mais cette série m’intrigue suffisamment pour la poursuivre malgré la violence du titre.

Note : 3.5/5

Rédigé par Sylvie. Article mis en ligne le 5 octobre 2019.

Editeur

Meian

Merci aux Editions Meian pour cette lecture en service presse.