Les 7 Ninjas d'Efu - T 3

Les 7 ninjas d'Efu T 3

Ne pouvant pas plus longtemps assister à l'écartèlement d'une femme condamnée, Kakugo décide enfin de passer à l'attaque. Cependant, il semble que tout cela ne soit qu'un piège. Harara, le démon au visage humain fera quant à lui la connaissance de Momotarô, le pourfendeur de démons, afin de former une alliance. Bien plus au sud, dans l'archipel de Ryûkyû, le jeune seigneur Takeru tend une embuscade à un exilé du clan Toyotomi.

Avis

Un tome intéressant qui peut être scindé en deux parties. Dans la première qui compte trois chapitres, nous avons la fin de l’histoire de l'Onshin Geki avec Harara, le "démon au visage humain". C'est le personnage le plus surprenant jusqu’à présent par sa nature que je vous laisse découvrir par vous-même... Dans la seconde partie, nous découvrons le début de l'histoire de l'Onshin Hyakki.

Nous sommes d'abord surpris de voir l'affrontement entre Harara et Kakugo car au final ce sont tous les deux des ninjas Onshin même si Harara le devient plus tardivement. C'est intéressant de suivre Harara car nous le voyons aussi affronter des yokaï alors qu'il est lui-même un démon. Il n'est pas toujours évident de cerner sa personnalité mais je le trouve néanmoins charismatique comme Kakugo. Nous avons clairement des références au folklore japonais à travers son histoire comme sa rencontre avec Momotarô ou encore l'adaptation du conte "Le singe et le crabe", le "singe" étant Kakugo qui est poursuivi... De nouveaux monstres apparaissent, ils font physiquement références aux personnages du conte original (châtaigne, abeille, crabe...). Nous avons un retournement de situation concernant Harara. Iori, la seule présence féminine parmi les personnages principaux, joue d'ailleurs un rôle important dans ce revirement. Que s'est-il passé ? Harada change-t-il de camp ? Peu à peu, nous voyons que les Onshins commencent à se réunir même si ce n'est pas évident et les ninjas Onshins n'ont pas encore tous fait leur apparition. 

Quant à l'histoire de Hyakki, nous faisons connaissance de l'horrible seigneur Hideyori Toyotomi et de Gennosuke Inukai, un de ses cavaliers à qui il manque un bras. Ils rencontrent Takeru, le seigneur du "château de Tsukumo". Les personnages de Gennosuke et de Takeru sont vraiment intéressants. La capacité de Takeru va être très utile afin de protéger son peuple car une terrible menace les guette... 

Pour l'instant, nous avons donc rencontré quatre Ninjas Onshins et le cinquième apparait clairement à la fin de ce tome. Il en reste encore deux à découvrir puisqu'ils sont 7.

Le scénario est de plus en plus intéressant, plusieurs personnages nous intriguent par leurs personnalités et leurs caractéristiques. Nous retrouvons bien le contexte violent de l’époque ainsi que les différences au niveau sociétal avec les castes (le seigneur ayant tous les droits...). 

Graphiquement, c’est époustouflant. Pour comparer avec les deux tomes précédents, ce tome 3 est un peu moins violent mais il faut reconnaitre que la première partie du tome 1 avait mis la barre vraiment très haute niveau violence ! Je n'avais d'ailleurs jamais lu de titre aussi violent. Il y a néanmoins des scènes violentes dans ce tome 3 mais moins choquantes visuellement par rapport au tome 1, par contre il y a des allusions sexuelles très explicites... Les armures des Onshins sont vraiment réussies. Les paysages et les décors sont détaillés. Les combats sont bien rythmés, originaux et bien mis en scène. Les mouvements des corps et leurs musculatures sont impressionnants. Le découpage des planches est efficace. 

L’édition est de qualité, nous avons également une illustration en couleur au début de tome. Cette fois, c'est Iori sur la jaquette.

Je rappelle que cette série est pour public averti. C'est clairement noté sur la jaquette d'ailleurs.

Contrairement à Kingdom et Baltzar : la guerre dans le sang, Les 7 Ninjas d’Efu n’est pas un coup de cœur mais cette série m’intrigue de plus en plus. J'attends la suite de l'histoire de Hyakki avec impatience !

Note : 3.5/5

Rédigé par Sylvie. Article mis en ligne le 14 décembre 2019.

Editeur

meian

Merci aux Editions Meian pour cette lecture en service presse.