Baltzar - T 3

Baltzar 3

La cavalerie menée par Baltzar parvient à mettre en déroute les manifestants. Cependant, les journaux dépeignent cette intervention comme un massacre de civils orchestré par un prince perverti par l'Empire et un conseiller militaire démoniaque. Baltzar et August décident donc d'entrer dans cette bataille d'opinion publique en rendant justice à l'acte héroïque dont les cadets de l'école militaire ont fait preuve.

Avis

Encore une excellente lecture avec le troisième tome de Baltzar, je continue d’être conquise par ce titre qui est l'un de mes coups de coeur de l'année !

Difficile de résister au style graphique du mangaka Michitsune Nakajima qui est soigné et dynamique. Le scénario est également bien ficelé, nous avons des intrigues politiques, sociétales et militaires, c’est captivant à lire !

Le Commandant Baltzar a dû agir vite pour mettre fin à une rébellion armée de civils. Les cadets de l'infanterie de l'école militaire ont été envoyés pour rétablir l’ordre public. Baltzar prend le commandement des cadets de la cavalerie. Malheureusement son action est mal vue par la presse et il est dépeint comme le diable en personne. Baltzar doit faire face à une situation délicate vis à vis de l'opinion publique. Le deuxième Prince, Reiner August Binkefield, est lui aussi mal perçu puisqu’il écoute les conseils de cet étranger. Ils doivent absolument parvenir à faire changer leurs images. Peuvent-ils y parvenir ? Ne risque-t-il pas d’avoir une guerre entre le Baselland et le royaume de Weißen ? Quels rôles jouent Rudolf von Liebknecht et le Prince héritier Franz Theodore Binkefield ? Y a-t-il une tierce personne derrière ces conspirations politiques ? Je vous laisse découvrir cela par vous-même avec la lecture de ce tome riche en rebondissements !

Baltzar a une personnalité très forte et il ne faut pas oublier qu’il est un militaire avant tout, il sait se montrer ferme et c’est un excellent stratège. Il est très charismatique. Ses élèves le respectent même si certains vont avoir quelques doutes sur sa façon de faire. Le Prince Reiner a de plus en plus de prestance, il veut vraiment améliorer la vie de son peuple et pour cela il va devoir s'opposer à son frère. Nous découvrons d'ailleurs quelques scènes de son enfance qui sont intéressantes et qui nous éclairent bien sur son lien avec le Prince Franz. Il reconnait les compétences de Baltzar et celui-ci serait un excellent allié mais il s'en méfie quand même. Toutefois, ils forment un bon duo, leurs tempéraments se complètent bien. Nous en apprenons plus sur le passé et la famille d'Helmut qui est en 3e année de cavalerie ainsi que les raisons de son secret. J'aime beaucoup ce personnage grâce à sa force et sa détermination. Les cadets Marcel et Dieter font preuve de bravoure, c'est intéressant de les voir autant évoluer alors qu'ils sont encore bien jeunes.

Les enjeux politiques et militaires sont exposés et nous comprenons l’importance de la stratégie. Mais le contexte social n'est pas oublié, le peuple s'inquiète de l'union du libre-échange, du travail... Les différences de classes sont également bien amenées, notamment avec la noblesse qui aime ses privilèges et qui mise beaucoup sur le prestige de la cavalerie qui est réservée aux nobles évidemment. Or avec les progrès techniques, la cavalerie est peut-être devenue inutile, Baltzar va devoir démontrer son point de vue et il le fait de manière surprenante !

Le découpage des planches est efficace et l'histoire est bien rythmée. Graphiquement c'est absolument magnifique, il y a beaucoup de soins apportés dans des détails (décors, uniformes, armes...). Même les progrès techniques sont mis en scène comme l'utilisation de la photographie dans la presse, les moyens de communication (télégraphe) ou les moyens de transports (chemin de fer, bicycle).

J'attends la suite avec impatience surtout avec un tel teaser à la fin !

N'hésitez pas à découvrir cette série surtout si vous aimez les seinen historiques et l'action !

Note : 4.5/5

Rédigé par Sylvie. Article mis en ligne le 30 novembre 2019.

Editeur

Meian

Merci aux Editions Meian pour cette lecture en service presse.