Kingdom - T 44

Kingdom - T 44

Alors que le cliquetis des armes résonne bruyamment dans toute la région de Kokuyou, l'unité Hi Shin s'apprête à réussir ce qui lui vaudra incontestablement les plus grands mérites de cette bataille. Sur qui la foudre de Shin et de ses camarades va-t-elle tomber ? Le seigneur Kisui, général talentueux de Zhao, dont le nom était demeuré mystérieusement méconnu jusque-là, ne compte toutefois pas déposer les armes. Kanki, sortie de son silence, laisse alors planer sur les deux armées, l'ombre de son plan terrible et fait entrer directement la bataille de Kokuyou dans sa dernière phase !!




Avis

Quel tome de folie ! Kingdom est passionnant à lire et nous surprend toujours. Il y a des scènes qui vous marqueront et que vous n’oublierez certainement pas !

La bataille des collines de Kokuyou s’intensifie, l’Unité Hi-Shin et son chef se rapprochent du commandant en chef de l’Etat de Zhao, Keisha. Cette confrontation permettra-t-elle de mettre fin à la bataille ? Pendant ce temps, Kanki et son armée agissent dans l’ombre et nous sommes témoins de leur cruauté. Les autres généraux de l’Etat de Zhao, notamment Kisui, doivent prendre une décision qui risque de bouleverser le cours de la bataille. Mais il y a urgence, il faut se diriger vers la ville de Rigan pour protéger la population…

Les trois premiers chapitres sont impressionnants par la puissance des combats avec le duel Shin / Keisha, mais il y a un autre duel entre deux personnages qui se déroule en même temps, qui est tout aussi intense. L’adversaire de Kyoukai est redoutable, mais il est difficile de le détester vu les épreuves qu’il a vécu avec ses deux amis...   

Les chapitres suivants nous montrent la mise en place du plan terrifiant de Kanki. Pour le mettre en œuvre il fait appel au clan Saki qui, rien qu’à leur apparence vous donnera des frissons… et lorsque nous voyons ce dont ils sont capables, vous ne les oublierez pas…

Les méthodes de Kanki vont évidemment faire réagir Shin et Kyoukai. Ils n’ont pas la même représentation de la guerre. Massacrer des innocents est impardonnable. Les querelles internes dans l’armée de l’Etat de Qin font monter la tension, nous avions déjà senti l’opposition qui montait dans le tome précédent. Cette fois, cela franchit un autre cap… Cela aura des répercussions sur Bihei, l’un des membres de l’unité Hi-Shin. En effet, il avait été choisi pour un échange avec Naki. Les deux hommes avaient intégré l’armée de l’autre : Bihei, dans l’armée de Kanki, et Naki dans l’unité Hi-Shin. Or comment Bihei a-t-il pu accepter ces méthodes cruelles ? Pourquoi se trouve-t-il en possession d’un bracelet volé ? Du point de vue de Shin et de Kyoukai, c’est impardonnable et cela ne correspond pas aux valeurs de l’unité Hi-Shin (que nous voyons d’ailleurs en couverture). Il y a des moments très forts entre ces personnages. Bihei est un personnage-clé de son unité, il est humain et rêvait d’une vie simple dans son village avec celle qu’il aime. Pourtant il est indispensable, il est courageux et trouve toujours des mots pour rebooster tout le monde lors d’une bataille. Plusieurs scènes avec lui sont touchantes et riches en émotions…

Les dernières pages nous plongent dans l’horreur, cela va certainement marquer un tournant dans la bataille…

Le découpage des planches est efficace, la mise en scène est réussie et les visages sont expressifs. Les combats sont impressionnants et bien rythmés. Il y a beaucoup de puissance qui ressort des mouvements des personnages. Les détails sont soignés. Certaines planches sont incroyables ! Le jeu des regards sur les planches est absolument parfait, on comprend immédiatement ce qui se passe dans la tête des personnages comme par exemple pour Kanki et Kisui à la dernière page...

La série ne s'essouffle absolument pas, le mangaka Yasuhisa Hara continue de nous captiver en renouvelant sans cesse son scénario.  

Lisez Kingdom, vous ne le regretterez vraiment pas, c’est vraiment addictif et passionnant ! 

Note : 4.5/5

Rédigé par Sylvie. Article mis en ligne le 26 juillet 2020.

Editeur

meian

Merci aux Editions Meian pour cette lecture en service presse.