La petite faiseuse de livres - T 6

La petite faiseuse de livres - T 6

Grâce à l’aide de Frida et à celle de son grand-père qui lui ont procuré un outil magique, Maïn a pu contrer et réchapper à la dévorante. Malheureusement, Frida lui apprend que ce n’est que temporaire et que d’ici un an, la maladie finira par l’emporter. Seules deux options s’offrent à elle, devenir l’esclave d’un noble qui pourra lui fournir de quoi combattre la maladie ou rester avec sa famille et dépérir. L’heure est venue pour Maïn d’avoir une conversation sérieuse avec ses parents.


Avis

Une lecture toujours aussi captivante avec ce 6e tome de La petite faiseuse de livres.

Alors que tout se passait bien pour Maïn et Lutz dans leurs projets avec le marchand Benno, Maïn s'évanouie. Elle doit sa survie à Frida et à son grand-père qui lui fournissent un objet magique qui permet de canaliser sa maladie. La petite fille découvre alors qu’elle est rongée par la « dévorante ». Malheureusement, ceci n’est que temporaire, si elle veut survivre il lui faudra utiliser un nouvel objet magique, mais l’inconvénient est que cela coûte très cher. Or Maïn et sa famille n’ont pas les moyens de s’en procurer. Elle dispose pour l’instant d’un sursis d’un an. Trouvera-t-elle une solution ? Va-t-elle dire la vérité à ses parents qui pensent qu'elle est définitivement guérie ? Comment vont-ils réagir ?

L’histoire continue de se bonifier à chaque tome. Nous approchons de la fin du premier arc puisque le prochain tome sera le dernier.

Nous en apprenons davantage sur la « dévorante » et la solution pour la soigner. La différence de classe (nobles / roturiers) est primordiale ici, et cela nous apporte de nombreuses scènes très fortes et touchantes. Seuls les riches peuvent se soigner, or la famille de Maïn est pauvre. Nous assistons à l’impuissance de sa famille, les larmes déchirantes de sa sœur et la réaction de ses parents sont poignants. Ils essaient de rester forts devant leurs deux filles mais leur détresse se voit sur leur visage. L’inégalité entre les riches / pauvres est bien montrée ici. La seule solution serait que Maïn passe un contrat avec un noble mais dans ce cas elle perdrait sa liberté, ce serait le prix à payer pour obtenir des objets magiques. Si elle reste avec sa famille, elle ne pourra pas survivre. Que va décider la petite fille qui se montre toujours aussi mature pour son âge ?

En dehors de la maladie de Maïn, nous retrouvons son projet de création de livres. La fabrication du papier végétal avance bien mais cela entraine une rivalité avec les fabricants de parchemins. Nous voyons l’importance des négociations dans les différentes étapes de fabrication et le rôle des marchands.

Les relations entre les personnages continuent d’évoluer. Maïn s’est parfaitement intégrée à sa nouvelle famille et elle s’y est attachée. L’émotion qui se dégage est palpable. Cela se voit parfaitement avec son père qui se sent impuissant face à la maladie de sa fille. Sa complicité avec Lutz ne cesse de s’accroitre. Il est déterminé à devenir marchand et il n’hésite pas à affronter sa mère. Par cet acte, il lui prouve qu’il est sérieux dans son projet. A la fin du tome, nous découvrons également les raisons qui poussent Benno à rester célibataire. C’est également touchant.

Graphiquement c'est toujours très soigné. Les visages sont expressifs. Les décors et paysages sont beaux. Le découpage est efficace. Le récit est bien rythmé. La jaquette illustre bien le contenu du tome avec Maïn et sa famille.

N'hésitez pas à découvrir cette série, vous passerez un bon moment de détente.

Note : 4/5

Rédigé par Sylvie. Article mis en ligne le 5 février 2021.

Editeur

ototo
Merci à Ototo Manga pour ce tome reçu en service presse.